alt janv., 6 2026

Vous payez trop pour vos médicaments génériques ? Vous n’êtes pas seul. En 2026, deux personnes sur cinq en France et aux États-Unis paient plus pour leurs traitements quotidiens que ce qu’elles devraient. Et pourtant, il existe une solution simple : comparer les prix entre les e-pharmacies et les pharmacies traditionnelles. La différence peut être énorme. Pour un traitement comme la metformine (500 mg, 30 comprimés), vous pouvez payer 60 € en pharmacie du coin… ou seulement 20 € en ligne. C’est un gain de 67 %. Ce n’est pas une exception. C’est la règle.

Comment les prix sont-ils calculés dans les pharmacies traditionnelles ?

Quand vous allez en pharmacie avec une ordonnance, le prix que vous voyez n’est pas fixé par la loi. Il est calculé selon une formule obsolète : AWP + 20 % + 5 €. AWP signifie Average Wholesale Price - le prix de gros moyen. C’est une référence ancienne, souvent déconnectée du vrai coût du médicament. Les pharmacies ajoutent une marge, puis un forfait de dispensation. Résultat ? Deux pharmacies voisines peuvent vendre la même boîte d’amoxicilline à 30 € et 45 €. Et si vous n’avez pas d’assurance, vous payez le plein tarif. Sans négociation. Sans transparence.

Les grandes chaînes comme CVS ou Walgreens négocient avec des distributeurs, mais ces contrats sont secrets. Les petites pharmacies indépendantes, elles, n’ont pas la force de frappe pour obtenir de bonnes remises. Elles doivent donc augmenter leurs prix pour survivre. Ce système a été conçu pour les assurances, pas pour les particuliers qui paient cash. Et c’est là que tout se dégrade.

Comment les e-pharmacies font-elles pour proposer des prix 50 à 80 % plus bas ?

Les plateformes comme Beem, GoodRx ou SingleCare ne vendent pas de médicaments. Elles ne sont pas des pharmacies. Elles sont des comparateurs de prix. Elles négocient directement avec des pharmacies partenaires - y compris des chaînes comme Walmart, CVS ou des indépendants - pour obtenir des tarifs fixes et transparents. Pas de marge cachée. Pas de formule AWP. Juste un prix négocié, affiché en temps réel.

Par exemple : pour de l’atorvastatine (Lipitor) 20 mg, 30 comprimés, le prix en pharmacie peut atteindre 250 €. Sur Beem, il est à 50 €. Pour la metformine, la différence est de 60 € contre 20 €. Pour l’amoxicilline, 30 € contre 10 €. Ces prix sont valables dans des pharmacies locales, près de chez vous. Vous payez en ligne, vous allez chercher votre boîte dans la pharmacie du quartier. Pas de livraison par courrier. Pas de délais. Juste un prix bien plus bas.

Beem affirme même que ses prix sont jusqu’à 50 % plus bas que ceux de GoodRx pour les mêmes médicaments. Pourquoi ? Parce qu’ils travaillent avec un réseau plus large de pharmacies, et qu’ils ne prennent pas de commission sur les prix négociés. Ils gagnent de l’argent en attirant des utilisateurs, pas en surtaxant les médicaments.

Les e-pharmacies sont-elles fiables ?

Beaucoup pensent que si c’est trop bon pour être vrai, c’est un piège. Mais ce n’est pas le cas. Ces plateformes sont régulées. En France, les pharmacies partenaires doivent être agréées. Aux États-Unis, elles sont certifiées par la NABP (National Association of Boards of Pharmacy). Les médicaments proviennent des mêmes distributeurs que ceux des pharmacies traditionnelles. Ce n’est pas du contrefait. Ce n’est pas du surplus. C’est du générique, acheté en gros, vendu sans intermédiaires.

Les patients qui utilisent ces services le font pour des raisons simples : ils n’ont pas d’assurance, ou leur franchise est trop élevée. Certains paient leur traitement à l’année. Pour une personne qui prend trois médicaments génériques, la différence entre une pharmacie traditionnelle et une e-pharmacie peut représenter plus de 1 000 € par an. C’est le prix d’un voyage. C’est le loyer d’un mois. C’est la différence entre prendre son traitement et l’arrêter.

Mains de pharmacien avec des prix numériques flottants qui se transforment en prix bas, dans un style encre japonaise.

Quand privilégier la pharmacie traditionnelle ?

Les e-pharmacies ne sont pas la solution pour tout. Elles sont idéales pour les traitements chroniques : diabète, hypertension, cholestérol, infections bactériennes. Pour les médicaments que vous prenez tous les jours, depuis des mois, voire des années. Mais si vous avez besoin d’un conseil immédiat, d’une vérification de dosage, ou d’un médicament urgent (comme un antibiotique pour une infection aiguë), la pharmacie du coin reste incontournable. Le pharmacien peut vous parler, vous regarder, vous poser des questions. Il peut ajuster votre traitement sur place. Ce n’est pas possible en ligne.

De plus, les e-pharmacies ne proposent pas encore de prix compétitifs pour les médicaments spécialisés : ceux pour la sclérose en plaques, le cancer, ou les maladies rares. Ces traitements coûtent des milliers d’euros par mois, et leur prix est contrôlé par des contrats complexes entre laboratoires, PBMs et assurances. Les plateformes en ligne n’ont pas encore accès à ces réseaux. Pour ces cas, l’assurance ou les aides publiques restent la seule option.

Les données parlent : les Français commencent à changer de comportement

En 2025, selon l’étude J.D. Power, la satisfaction des patients vis-à-vis des pharmacies en ligne a augmenté de 22 % en un an. Les gens ne les utilisent plus seulement comme une option de secours. Ils les choisissent comme leur mode principal d’achat. Pourquoi ? Parce qu’elles sont simples. Vous ouvrez l’application. Vous tapez le nom du médicament. Vous voyez trois pharmacies à 500 mètres de chez vous avec leurs prix. Vous choisissez la moins chère. Vous payez en ligne. Vous récupérez en 10 minutes. Pas de file d’attente. Pas de question embarrassante sur votre budget.

Le marché mondial des pharmacies en ligne devrait atteindre 249 milliards d’euros d’ici 2029, avec une croissance annuelle de 18,2 %. En France, les ventes de génériques en ligne ont augmenté de 41 % entre 2022 et 2025. Ce n’est plus une mode. C’est une tendance structurelle. Les gens en ont marre de payer le prix fort pour des médicaments qui coûtent 5 € à produire.

Comment commencer à économiser dès aujourd’hui ?

Voici comment faire, en 4 étapes simples :

  1. Trouvez le nom générique de votre médicament. Par exemple, si vous prenez Lipitor, le générique est l’atorvastatine.
  2. Allez sur Beem ou GoodRx (disponibles en France).
  3. Entrez le nom, la dose et la quantité. Le site vous affiche les prix dans les pharmacies locales.
  4. Choisissez la pharmacie la moins chère, payez en ligne, et allez chercher votre boîte.

Vous pouvez aussi demander à votre pharmacien s’il connaît des offres partenaires. Beaucoup ont des accords avec ces plateformes, mais ne les mentionnent pas spontanément. Posez la question : "Est-ce que vous travaillez avec Beem ou GoodRx ?". Si oui, vous pourriez obtenir le même prix sans passer par l’application.

Personnes marchant dans une ville nocturne, des boîtes de médicaments aux prix bas flottant devant elles, loin des prix élevés.

Les pièges à éviter

Ne tombez pas dans les pièges classiques :

  • Ne payez pas plus cher pour une livraison express. Si vous avez besoin de votre traitement dans les 24 heures, allez en pharmacie. Les frais de livraison en ligne peuvent annuler les économies.
  • Ne confondez pas générique et contrefaçon. Vérifiez toujours que la pharmacie est certifiée. Sur Beem ou GoodRx, les pharmacies partenaires sont listées avec leur numéro d’agrément.
  • Ne laissez pas votre assurance vous dire que c’est "le meilleur prix". L’assurance ne négocie pas pour vous. Elle négocie pour elle. Le prix affiché sur votre carte d’assurance peut être 3 fois plus élevé que le prix cash en ligne.

Et surtout : ne vous contentez pas d’un seul prix. Comparez. Un médicament peut coûter 15 € dans une pharmacie, 8 € dans une autre, et 5 € sur une plateforme. Ce n’est pas une erreur. C’est la réalité du marché.

Et si vous n’avez pas d’assurance ?

Les e-pharmacies sont faites pour vous. En France, environ 1,2 million de personnes ne sont pas couvertes par une mutuelle. Aux États-Unis, ce sont 27 millions. Pour ces personnes, les prix des pharmacies traditionnelles sont souvent inabordables. Un traitement de 200 € par mois, c’est 2 400 € par an. C’est plus que le salaire mensuel de beaucoup. Les e-pharmacies permettent de réduire ce coût à 50 €, voire 30 €. C’est la différence entre vivre avec sa maladie et mourir de ne pas la traiter.

Les plateformes comme Beem et GoodRx ne demandent pas de justificatif. Pas de numéro de sécurité sociale. Pas de carte d’assurance. Juste votre ordonnance et votre carte bancaire. C’est simple. C’est rapide. C’est humain.

Quel avenir pour les pharmacies traditionnelles ?

Les grandes chaînes ne peuvent pas ignorer cette tendance. Walmart a déjà lancé son propre programme de prix bas sur les génériques. CVS propose des réductions pour les patients sans assurance. Mais ces initiatives sont timides. Elles ne vont pas aussi loin que les plateformes indépendantes. Le vrai changement viendra des petits acteurs : les pharmacies locales qui s’associent aux plateformes en ligne pour survivre. Ceux qui comprennent que leur valeur n’est plus dans le prix, mais dans le conseil. Dans la relation. Dans la confiance.

Les e-pharmacies ne vont pas remplacer les pharmacies. Elles vont les forcer à redevenir ce qu’elles devraient être : des lieux de soin, pas des boutiques de profit.

Les e-pharmacies sont-elles légales en France ?

Oui, tant que les pharmacies partenaires sont agréées par l’Ordre des pharmaciens. Les plateformes comme Beem et GoodRx ne vendent pas directement les médicaments. Elles agissent comme des comparateurs. Vous achetez toujours dans une pharmacie française, et vous payez en ligne. C’est parfaitement légal. Les médicaments proviennent des mêmes fournisseurs que ceux des pharmacies traditionnelles.

Puis-je utiliser ces services sans ordonnance ?

Non. Tous les médicaments génériques proposés sur ces plateformes nécessitent une ordonnance valide. C’est une obligation légale. Vous devez télécharger ou présenter votre ordonnance à la pharmacie au moment de la récupération. Ces plateformes ne sont pas des boutiques en ligne de médicaments sans prescription.

Les prix sont-ils les mêmes pour tous les patients ?

Oui. Les prix affichés sur Beem ou GoodRx sont les mêmes pour tout le monde, quels que soient votre âge, votre statut d’assuré ou votre situation. C’est l’un des avantages majeurs : transparence totale. Contrairement aux pharmacies traditionnelles, où les prix peuvent varier selon les négociations avec les assureurs, ici, tout le monde paie le même prix.

Est-ce que je peux commander pour un proche ?

Oui. Vous pouvez effectuer une commande au nom d’un parent, d’un enfant ou d’un ami, tant que vous avez l’ordonnance à votre nom ou à son nom. La pharmacie vérifiera l’identité du patient au moment de la livraison. C’est une solution pratique pour les personnes âgées ou à mobilité réduite.

Et si je ne trouve pas mon médicament sur la plateforme ?

Cela peut arriver pour les médicaments rares, les spécialités ou les traitements récents. Les plateformes se concentrent sur les génériques les plus prescrits : diabète, hypertension, cholestérol, infections. Si votre médicament n’est pas disponible, demandez à votre médecin s’il existe un générique équivalent. Souvent, oui. Et ce générique sera probablement sur la plateforme.

10 Commentaires

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    Joanna Magloire

    janvier 7, 2026 AT 11:57

    C’est fou ce qu’on peut économiser… j’ai testé pour mon traitement de l’hypertension, 45 € en pharmacie, 12 € sur Beem. J’ai pleuré de soulagement. 😭

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    Raphael paris

    janvier 8, 2026 AT 00:37

    Ben ouais et alors ? Les pharmacies traditionnelles, c’est pas juste pour vendre des trucs, c’est pour parler. T’as vu le pharmacien hier ? Non. Donc t’es juste un robot qui clique.

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    Emily Elise

    janvier 8, 2026 AT 15:55

    ARRÊTEZ DE LAISSER LES PHARMACIES VOUS VOLER VOTRE SANTÉ ! C’est pas une question d’économie, c’est une question de survie. Si tu paies 60 € pour de la metformine, tu es complice du système. Change maintenant. Pas demain. MAINTENANT.

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    Jeanne Noël-Métayer

    janvier 8, 2026 AT 18:34

    Vous oubliez la structure des PBMs (Pharmacy Benefit Managers) et leur rôle central dans la distorsion des prix. Les plateformes comme Beem exploitent les failles du système de rétro-commissions, mais ne résolvent pas la racine du problème : la capture réglementaire par les laboratoires. Le vrai gain viendrait d’une réforme du système de fixation des prix de référence, pas d’un comparateur d’API.

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    Antoine Boyer

    janvier 9, 2026 AT 22:50

    Je tiens à féliciter l’auteur de cet article pour sa rigueur, sa clarté et son engagement en faveur de la transparence dans l’accès aux soins. Il s’agit d’une contribution essentielle à la citoyenneté sanitaire, et je recommande vivement cette lecture à tous les patients, ainsi qu’aux professionnels de santé qui souhaitent mieux accompagner leurs usagers.

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    fleur challis

    janvier 10, 2026 AT 08:45

    Oh bien sûr, les e-pharmacies, c’est la solution… comme si les Américains n’avaient pas déjà tout détruit avec leurs prix de santé. Maintenant, on va se faire avoir par des start-up qui nous vendent la liberté… en nous prenant nos données, nos ordonnances, et en nous collant des pubs pour des compléments alimentaires qui guérissent le cancer. C’est pas un progrès. C’est un piège marketing avec un joli logo.

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    Alain Sauvage

    janvier 11, 2026 AT 18:54

    J’ai demandé à ma pharmacie si elle était partenaire de Beem. Elle a dit oui, mais elle ne m’en avait jamais parlé. J’ai payé 18 € au lieu de 42 €. J’ai juste posé la question. Pourquoi personne ne le dit ?

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    vincent PLUTA

    janvier 12, 2026 AT 10:02

    Je suis pharmacien depuis 22 ans. J’ai vu des patients arrêter leurs traitements parce qu’ils ne pouvaient pas payer. J’ai vu des gens pleurer en me disant qu’ils préféraient manger que prendre leur comprimé. Depuis que j’ai intégré les prix Beem dans mon comptoir, les gens reviennent. Pas parce qu’ils économisent. Parce qu’ils se sentent respectés. Ce n’est pas une concurrence. C’est une révolution douce.

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    Valentin PEROUZE

    janvier 12, 2026 AT 17:48

    Je suis sûr que tout ça est une opération de désinformation orchestrée par les laboratoires pour détruire les pharmacies indépendantes. Les prix bas ? Des pièges. Les données collectées ? Vendues à des assureurs. Les médicaments ? Des copies contrefaites qui arrivent par la Corse. Personne ne contrôle vraiment. Et vous, vous croyez tout ce qu’on vous dit sur Internet ?

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    Clio Goudig

    janvier 14, 2026 AT 00:17

    Et les gens qui n’ont pas de smartphone ? Les vieux ? Les pauvres ? Vous les oubliez, bien sûr. Vous êtes tous des technophiles qui pensent que la vie se résume à une app et un paiement en 2 clics. Bravo. Vous avez tué le lien humain. Et maintenant, vous vous sentez supérieurs.

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